La maladie diverticulaire

Définitions

La maladie diverticulaire est le terme qui regroupe la diverticulose et la diverticulite. 

La diverticulose est la présence d’un ou de plusieurs diverticules (de petites poches) au niveau du côlon (gros intestin). Elle peut être asymptomatique ou symptomatique. La maladie diverticulaire est définie par une diverticulose symptomatique. 

La diverticulite est l’inflammation et/ou l’infection des diverticules. Elle peut être aigüe ou chronique. Elle caractérise la phase aigüe de la maladie diverticulaire.

Symptômes

Les symptômes de la maladie diverticulaire peuvent inclure une distension abdominale, des douleurs abdominales, des ballonnements, des nausées, de la diarrhée, une constipation et un ténesme (l’envie pressante de déféquer). Les symptômes peuvent être exacerbés par l’alimentation et soulagés par le passage des selles ou de gaz.

Traitement nutritionnel 

Il n’y a pas de traitement nutritionnel pour la diverticulose asymptomatique. Dans le cas de la maladie diverticulaire, le but du traitement nutritionnel est d’augmenter le poids et le volume des selles pour réduire la pression sur les parois du côlon et d’optimiser la flore intestinale. En général, les recommandations incluent d’adopter un régime riche en fibres (25 – 35 g/jour), d’avoir une hydratation adéquate (1,5 – 2 L d’eau/jour), de faire de l’activité physique et de consommer des probiotiques (L. Casei).

Phase aigüe

Lors de la phase aigüe (diverticulite), l’individu peut avoir un régime liquide ou NPO (nil per os ou rien par la bouche) afin de diminuer la pression sur les parois du côlon. Au besoin, le traitement peut également impliquer l’utilisation de la voie parentérale (intraveineuse) pour assurer le maintien de l’équilibre hydrique et électrolytique. Ensuite, le régime progresse vers une alimentation restreinte en fibres, puis modérée et enfin normale, selon la tolérance de chaque individu.

Long terme

À long terme, le traitement nutritionnel de la maladie diverticulaire est l’adoption d’une alimentation riche en fibres. Elle est adoptée lorsque les symptômes aigus disparaissent et de façon progressive. En effet, la quantité de fibres consommées doit être augmentée de façon graduelle afin d’éviter de potentiels inconforts digestifs. Au début du traitement, il peut aussi être recommandé de favoriser les fibres solubles qui sont plus douces que les fibres insolubles. On retrouve des fibres solubles dans certains fruits, légumes, grains et légumineuses. Un régime riche en fibres permet notamment d’optimiser le fonctionnement des intestins et contribue à réduire les récidives. Enfin, il est important de noter que la consommation de fruits et de légumes à pépins, de graines, de noix, de maïs et de maïs soufflé n’augmenterait pas le risque de diverticulose, ni les complications diverticulaires. Il n’est donc plus recommandé d’éviter ces aliments en cas de maladie diverticulaire.

 

Références

 

Article rédigé par:

Marie-Noël Marsan, Nutritionniste

 

 

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